Comment être un bon manager quand on redoute les conflits ?

Être un·e bon·ne manager quand on redoute les conflits, ce n’est pas une contradiction.

Beaucoup de managers vivent cette tension en silence.
Ils·elles savent décider, analyser, structurer…
mais redoutent le moment où il faudra dire non, recadrer, confronter.

Par peur de blesser.
Par crainte de perdre la relation.
Ou simplement parce que le conflit a toujours été associé, dans leur histoire, à quelque chose de négatif.

Pourtant, éviter le conflit ne le fait pas disparaître.
Il se transforme.
Il devient non-dit, agacement diffus, attentes floues… puis fatigue relationnelle.

👉 Le vrai enjeu n’est pas d’aimer le conflit.
👉 C’est d’apprendre à rester présent·e, clair·e et juste quand il surgit.

Voici quelques repères que je partage souvent en accompagnement :

1. Faire la différence entre conflit et affrontement
Un conflit, c’est une divergence.
Un affrontement, c’est une lutte.
Un·e manager solide n’alimente pas les luttes, mais il ou elle ne fuit pas les divergences.

2. S’appuyer sur le cadre, pas sur l’émotion
Plus le cadre est clair (rôles, attentes, règles du jeu), moins les échanges deviennent personnels.
Le cadre protège autant le manager que les équipes.

3. Dire les choses tôt, quand elles sont encore simples
Ce qui est difficile à dire au début devient lourd à porter plus tard.
La plupart des conflits “durs” sont des conversations simples reportées trop longtemps.

4. Accepter l’inconfort… sans se remettre en cause en permanence
Un désaccord n’est pas un échec relationnel.
C’est souvent le signe que les sujets peuvent être nommés, discutés et travaillés sans que la relation se fragilise.

👉 Être un·e bon·ne manager quand on redoute les conflits, ce n’est pas devenir plus dur.
C’est devenir plus clair, plus posé, plus aligné.
Et paradoxalement, ce sont souvent ces managers-là que les équipes respectent le plus.